Mi chiamo Giampiero Franco TREZZINI e sono nato il 19.9.1957 a Lugano, Canton Ticino. Sposato a Ruth, ho un figlio, Numa, nato il 22.11.86. Parlo diverse lingue tra le quali il dialetto ticinese di Lugano e lo schwiizerdütsch.

Science et recherche

Diplômé de l’EPF de Zurich en Sciences naturelles (1981), j’ai effectué mon travail de diplôme auprès de l’EAWAG et du musée d’histoire naturelle de l’Université de Zurich. Les défis majeurs du travail ont été de réaliser une joint venture entre l’UNIZ, l’EPFZ et l’université de Cagliari, de travailler à l’étranger (Italie) dans une discipline insolite pour la Suisse qu’est la biologie marine, de trouver le financement pour la rémunération des assistents-plongeurs, d’organiser le travail et la logistique. La partie opérationnelle (récolte des données pour le travail de diplôme) a duré 2 mois.

Entre 1981-84, j’ai oeuvré en tant qu’adjoint scientifique auprès de l’Institut für Pflanzenbau de l’EPFZ à Eschikon (ZH), où je me suis spécialisé en biotechnologies. Mais aussi à me familiariser et expérimenter l’interface entre le monde académique, axé sur la théorie, et celui de la paysannerie et de l’agronomie, orienté sur la (solution de problèmes) pratiques.

Durant ma thèse de doctorat à l’université de Lausanne (1984-90), je me suis spécialisé dans la génétique classique (croisement expérimental et analyse des générations filiales) et moléculaire, la biochimie et les méthodes de sélection de somaclones d’organismes et tissus cultivés in vitro. Le but du travail était de reconnaître et caractériser des gènes responsables de la synthèse de candidats de colorants naturels hydrosolubles et l’isolation et la culture en environnement confiné de tissus producteurs de ces pigments.

Ma spécialisation pluridisciplinaire m’a ouvert les portes de l’Institut Max-Planck (Cologne, 1990-92), ou j’ai approfondi mon expertise en génétique moléculaire. Parallèlement, j’ai eu une fonction d’expert pour les questions de génétique générale tel l’organisation d’expériences en milieu confiné et l’analyse statistique des résultats dans l’institut d’accueil. Cette expérience à l’étranger m’a également permis de me familiariser avec les systèmes d’enseignement, de la recherche et de son financement au sein de la communauté européenne, mais aussi avec la législation sur le génie génétique.

Enseignement

Ma position d’assistant à l’université de Lausanne m’a permis d’organiser des travaux pratiques pour étudiants du deuxième cycle ainsi qu’un cours soutenu par l’UNESCO sur les techniques de la culture in vitro de tissus végétaux.

Après mon engagement dans l’Administration fédérale, j’ai gardé pendant 3 semestres un pied dans le monde universitaire en donnant des cours de génétique du deuxième cycle à l’UNIL (biologie et génétique des éléments transposables).

Durant ma carrière dans la fonction publique, j’ai eu le plaisir d’intervenir dans le cadre de formation dans les Hautes Ecoles de Santé du canton de Vaud pour y partager mon expérience du domaine de la planification médico-sociale, de la santé communautaire et de la collaboration entre prestataires de soins.

Fonction publique

Mon engagement dans l’Administration fédérale auprès de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP, 1992-99) peut se décliner en deux moments: en tant que secrétaire scientifique de la Commission de contrôle de la recherche sur le Sida (1992-96) puis comme responsable de l’unité de recherche de l’OFSP (1996-99).

Durant la première phase, j’ai pu, en tant que responsable de l’opérationnalisation auprès de la Commission recherche VIH/sida, influencer l’orientation de la recherche sur cette maladie en Suisse. Par exemple, en organisant le travail du secrétariat et de la Commission, en rédigeant les statuts codifiant le travail de contrôle de qualité de la Commission et les règlements à l’attention des chercheurs, en renforçant le domaine des sciences sociales et de la santé publique par une restructuration de la Commission ou encore en consolidant l’Etude Suisse de Cohorte VIH/sida (organisation de deux évaluations scientifiques et structurelles et une conférence de restructuration). En 1996 j’ai proposé une nouvelle structure de l’organisation et du controlling de la recherche VIH/sida indépendante de l’OFSP, lié aux besoins stratégiques de santé publique par une mission. Avec ce nouveau départ de la Commission j’ai donné mon congé à son secrétariat, tout en définissant le profil idéal de mon successeur et en l’engageant.

Durant la deuxième période, L’OFSP, au vu du succès dans l’organisation et à l’intérêt que je porte aux dossiers de la politique de la recherche en général et de la santé en particulier, m’a proposé de gérer au niveau de la planification, de l’organisation et de l’administration la recherche expérimentale et appliquée sur le cancer et la recherche sur les rhumatismes (sous tutelle de l’OFSP). En début 1998 s’y est greffé la demande du Conseil fédéral à l’OFSP d’élaborer un concept pour une recherche en santé. Cette phase m’aura permis, outre à mener à son terme et à la pleine satisfaction de tous les acteurs concernés le projet « concept », d’introduire une plus grande transparence dans les procédures et les activités de recherche financées par l’Office. Je me suis aussi fait l’avocat de l’importance des maladies chroniques pour la santé publique. Un résultat quantifiable de mon engagement est le projet d’extension du crédit de recherche sur les rhumatismes à partir de l’année 2000. Mais également la proposition d’une organisation de projet pour renforcer le développement de politiques, de la définition de priorités de recherche et de controlling, promotion et valorisation dans le domaine des maladies chroniques.

La transparence de l’activité de l’Etat étant mon compas, j’ai développé et mis en pratique un concept d’information et de valorisation (contact avec les médias, édition d’articles scientifiques, rapports annuels et de synthèse, …) et politiques. Cette activité comprenait également le travail de proposition de réponses aux interrogations du Parlement et de « speaking notes » pour la direction et la cheffe du Département. J’ajouterais l’activité de rédaction de textes de préparation à l’activité de l’Exécutif et du Législatif (Arrêtés, Messages).

Au sein de l’OFSP, j’ai été associé à plusieurs projets de la direction, notamment à la réflexion et à la réalisation d’une politique nationale de Santé et à la conceptualisation et à l’application de mesures, d’actions et d’interventions dans le domaine de la santé (indicateurs de santé). L’OFSP a fait appel à mes compétences et expériences dans le domaine de la gestion pour proposer une nouvelle organisation des procédures administratives et de controlling pour l’Office (projet CONTRAT).

En 1999, j’ai créé mon entreprise de conseil (domaine du transfert de connaissance). Le dernier mandat, prévu sur 6 mois pour le canton de Vaud, c’est finalement transformé en un engagement à temps indéterminé. 

En effet, en septembre 2001, on m’a confié la réfléxion et la conduite de l’activité en relation avec les réseaux de soins, une forme de collaboration nouvelle des divers prestatiares de soins (hôpital, EMS, soins à domicile, médecins généralistes et spécialistes), spécialité du canton de Vaud.

Tout nait des Nouvelles orientations de la politique sanitaire (NOPS), un texte fondateur pensé et rédigé par B. Bachelard et Gérald Tinturier. 

Dans un premier temps, j’ai repris en main la gestion d’un fonds de recherche et développement, contesté par une fraction de l’hémicycle qui voit d’un mauvais oeil toute ingérence planificatrice de l’Etat et attaqué par une initiative législative (A. Delacour).

Il aura fallu de longues explications, mais aussi les résultats positifs de la collaboration entre professionnels et institutions de la santé, pour finalement arriver à contrer l’initiative législative par un contre-projet du Conseil d’Etat sous la forme de la Loi sur les réseaux de soins (dont je peux revendiquer la paternité). Cette loi aura été approuvée par le Grand Conseil vaudois à une très large majorité en fin 2005, y compris les rangs qui combattaient la notion de collaboration.

Engagement publique

Hors du contexte professionnel, je suis engagé dans les activités politiques vaudoises dans le mouvement des Verts vaudois. J’ai été membre du comité cantonal jusqu’en fin 99. J’ai eu le plaisir d’animer un groupe de définition et de rédaction de la Charte des Verts vaudois, qui est devenu un texte de rassemblement encore valable aujourd’hui. J’e’ai participé aux comités de rédaction et de campagne pour les élections communales, cantonales et fédérales.

J’ai été élu au Conseil communale de Lausanne en 2005 sous la bannière Les Verts. J’ai eu le plaisir de présider le groupe (fort de 22 conseillers) pendant 2 ans (2008-2009). J’ai également représenté mon groupe au seins de la commission des finances que j’ai eu l’honneur de présider. 

Entre les diverses interventions parlementaires, je suis particulièrement fier de la rédaction et de la défense d’un postulat pour un écoquartier à Lausanne (mars 2006). Au moment où ces lignes sont rédigées, un quartier écologique entier qui comptera 10’000habitants/emplois est en train de sortir de terre sur presque 30ha aux Plaines du Loup, à quelques minutes du centre ville.

Dans le prolongement de ce postulat, j’ai fondé l’association écoquartier qui veille à ce que la vision initiale d’un écoquartier soit maintenue et développée.

Je suis un fervent défenseur du système de milice. Aucun politicien devrait se cramponner à son siège pour son propre ego, mais représenter et servir ses électeurs pendant un nombre restreint de législatures. Pour ma part, j’ai donné ma démission du Conseil après 10 ans.

Temps libre

Je suis aujourd’hui à la retraite, mais pas pour autant sans activités. Je partage mon existence entre Lausanne (où vivent nos enfants et petits-enfants) et Astano, ma commune d’origine.

Mon temps se partage entre la culture d’un jardin potager bio, la rénovation, la construction de meubles (de châtaignier malcantonais, il va sans dire), la cuisine (et la rédactions d’articles pour mon site cuisinepublique.net), des moments de partage avec famille et amis pour ne citer que quelques unes des activités qui remplissent ma journée. Je suis donc passé d’une activité cérébrale à une activité manuelle. Et ça me plait et détend.